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Sans vouloir affadir le flou quasi légendaire qui l’entoure…

 

CE quadrupède


QUI,
entr'aperçu à l'aube, en contre-jour et de profil sur un toit, présente un museau plutôt pointu de chien –  lequel lui valut probablement son nom malayalam de
marapatti (« chien d’arbre ») – devant un corps et une longue queue de chat qui ont sans doute inspiré son appellation anglaise de toddy-cat,
                                          

 

DONT

on apprendra les coutumes arboricoles sur d'autres sites dont le très universitaire link qui semble ignorer son éventuelle casquette de squatte(u)r chez Pseudo-sapiens, mais qui vous parlera de son rôle dans l'élaboration du kopi Luwak, le café le plus cher du monde,


QUI
d’arbre en toit, pour peu qu’il trouve encore une maison à l'ancienne offrant des passages entre tuiles et murs, vient nicher au grenier et descend la nuit à la cuisine pour faire provision de vos bananes, puis remonte les dévorer dans son logis,
 

QUI

pourrait vous faire croire qu’il y a des fuites d’eau du toit au plafond et du plafond au rez-de-chaussée comme au bon temps de la mousson, si cette eau n’avait pas une odeur caractérisée d’urine,

 

QUI

semble tenir du chat ses crises de « folie » quotidiennes, à en juger par le raffut de ses courses ludiques au-dessus de votre tête…

 

QUI,

hermaphrodite ou pas (il doit ce qualificatif aux glandes odoriférantes que portent les deux sexes dans la région anale), tout espèce-un-peu-en-danger qu’il est, vous fait entendre par un beau jour de printemps cette même course en stéréo, grandes pattes, petites pattes;

 

NOCTAMBULE
et probablement nyctalope, que personne ne voit, compagnon que j'aurais aimé tenter l'aventure d'apprivoiser si je n'avais dû déménager; 


                                       

                                                © Jonas Livet, link, avec son aimable permission

N'EST
en systématique zoologique ni chat ni chien, mais
civette palmiste en français, palm civet en anglais, paradoxurus hermaphroditus en latin bon teint, musang en bahasa indonesia. Il appartient à la famille des viverridés et (encore aujourd’hui) aux réalités, conversations et imaginations villageoises en Inde du Sud, en Asie du Sud-Est, en Indonésie (on lui aura mis plus d'un larcin sur le dos !). Je doute qu’il lui reste un nombre suffisant de refuges domestiques habitables dans les villes d'importance moyenne pour qu’on l’y trouve encore. Au début des années 1990, le « mien » habitait encore la capitale du Kerala, Trivandrum ("Tiru-v-ananta-puram" prononcé à vitesse locale). Une cohabitation inoubliable.

 

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  • : Trad-India, lire et traduire l'Inde
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  • : Le blog de Dominique Vitalyos, traductrice littéraire du domaine indien (de l'anglais, du malayalam, de l'indonésien en français), keralaise à mi-temps
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  • Chakori
  • Il s'en faut de peu que l'on n'ait été quelqu'un d'autre. 
J'ai laissé ce qui m'arrivait guider mon cours
et la vie m'a appris que Pseudosapiens s'était trompé : c'est la peur qui motive l'écrasante majorité de ses actes depuis les origines.
  • Il s'en faut de peu que l'on n'ait été quelqu'un d'autre. J'ai laissé ce qui m'arrivait guider mon cours et la vie m'a appris que Pseudosapiens s'était trompé : c'est la peur qui motive l'écrasante majorité de ses actes depuis les origines.

Texte Libre

Merci à Olivier Dion/Livres-Hebdo pour le portrait de l'avatar


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