Partager l'article ! Écrire en Inde: L'avènement des petits héros: (Cet article a été écrit au début de l'année 2000 pour le magazine "Globe-Mémoir ...
Le dieu dans la forêt (montage photo/copyright D. Vitalyos)
Le regard historique, lui aussi, s’est débarrassé de cataractes troublantes. Le culte de l’âge d’or et de l’antique cède la place à
une historicité sans concession. Les grands textes de référence y perdent quelques siècles, voire quelques millénaires, d’ancienneté. Les grands noms, les grands hommes, les grands jalons,
l’admiration fervente et le suivisme s’écartent pour laisser entrevoir, dans les intervalles, comment les anonymes ont subi et vécu des phénomènes beaucoup plus complexes et nuancés qu’il n’y
paraissait jusqu’alors. C’est avec ce regard neuf que Mukul Kesavan retourne en 1942 et déroule le film des années qui ont mené à la catastrophe de la Partition dans Retour sur image
(15). Sous son regard d’historien et de conteur, Gandhi, Nehru, Jinnah reprennent proportions humaines, faillibles. Le regard de Pankaj Mishra, quant à lui, agrandit l’espace intérieur.
L’originalité et la modernité de ses textes (Butter Chicken in Ludhiana, un voyage à travers les petites villes de province (non traduit), et Une Terrasse sur le Gange, résident
dans son aptitude fascinante à poser sur le monde un regard émanant de plusieurs perspectives, celle de l’Indien et celle de l’étranger devant l’Inde (16). (image:
Mukul Kesavan au Salon du Livre du Sud de Villeneuve-sur Lot, avril 2001, photo D. Vitalyos)
La forêt dans le dieu (montage
photo/copyright D. Vitalyos)Merci à Olivier Dion/Livres-Hebdo pour le portrait de l'avatar
Les liens concernant les critiques des livres traduits
se trouvent dans le document "liens de critiques
des livres traduits", parmi les pages 'littérature'.
Derniers Commentaires