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(Cet article a été écrit au début de l'année 2000 pour le magazine "Globe-Mémoires" qui n'a pas survécu. Des océans ont coulé sous les ponts depuis lors – des textes de Muhammad Basheer, Kiran Nagarkar, Naiyer Masud et Nirmal Verma ont notamment vu le jour en France – mais l'intérêt de ce texte est de présenter  un état des lieux à une époque à la fois proche et déjà très lointaine de l'évolution littéraire en Inde. Je me suis contentée d'actualiser dans les références bibliographiques le statut des ouvrages cités. Les photos sont également postérieures à la rédaction de l'article.)



                    
Le dieu dans la forêt (montage photo/copyright D. Vitalyos)


Le « Dieu des petits riens » (1) fait de grandes choses. Le livre d’Arundhati Roy (Gallimard, 1998) a d’autres exploits que le Booker Prize (1997) et son juste succès de librairie à son curriculum. Il a entrebâillé dans un grand courant d’air frais la porte de l’édition française aux nouveaux auteurs indiens.
 
         Contemporaine, urbaine, aux prises avec des difficultés souvent comparables aux nôtres, l’Inde qu’ils évoquent et où ils vivent ne ressemble en rien au territoire étrange que nos adolescences (post-colonialistes de justesse) ont paré de couleurs pour le moins exotiques. Elle ne ressemble pas non plus à ce qu’en disent les écrivains de la diaspora, dont la vision, si critique soit-elle, reste teintée de nostalgie. S’ils gardent pour objectif une société équilibrée, les plus novateurs d’entre eux ne parlent plus sous couvert de la société qui régit encore la vie de l’immense majorité de leurs compatriotes, mais s’expriment sur un mode indéniablement individuel.

        Cette société, modelée essentiellement par l’hindouisme, n’en est pas moins leur héritage. Elle fonctionne un peu à la façon de membranes concentriques et combinatoires dispensant à chaque élément circonscrit protection et contraintes selon sa fonction, son niveau hiérarchique et son pouvoir – éléments déterminés par la naissance (genre, caste) – et visions d’un monde ordonné selon une loi cosmique inéluctable. Le féminin y est symboliquement fort, souvent divinisé, mais la femme concrètement soumise. La volonté de son époux, la sauvegarde de l’honneur et de la pureté de la caste ont toute priorité sur ses besoins et désirs personnels, qu’elle doit le plus souvent ignorer. Les femmes n’ont pas été les dernières à se prendre au jeu coercitif du statut, à y participer en transmettant fidèlement ses valeurs à leurs enfants. Même dans des textes de révolte récents comme ceux de la brahmane Lalitambika Antarjanam (1909-1987), militante et réformatrice sociale affiliée au parti marxiste keralais, la peur du déshonneur reste centrale. Dans La vengeance incarnée ((3), malayalam, non traduit), elle fait appel, pour parler de transgression radicale, à une visiteuse fantôme : Tatri, une Antarjanam elle aussi (littéralement : « celles qui vivent à l’intérieur », les femmes de la caste des Nambûtiri) qui "a renversé l’histoire" à la fin du XIXè siècle. Mal-aimée et maltraitée par son époux, elle se vengea en devenant prostituée et en gardant de chacun de ses amants clandestins une preuve de sa visite. Les autorités Nambûtiri devant lesquelles elle comparut l’excommunièrent, mais elle entraîna dans son déshonneur plus de soixante hommes brahmanes et ébranla suffisamment l’assurance de la communauté pour que celle-ci réforme partiellement la condition de ses femmes. L’autrice-narratrice prend bien soin de se dissocier d’elle : « Ainsi, c’était elle. Celle dont nos mères nous avaient interdit de parler. Un nom qui en était venu à signifier l’obscénité ». À la fin de la nouvelle, le verdict tombe : « Il faut m’excuser. Mais je dois dire que pour la plupart d’entre nous [et ce « nous » est un « nous » d’exclusion de l’interlocuteur (ici Tatri), exprimé en malayalam par un « je » pluriel], ce que vous avez choisi de présenter comme le sacrifice de Tatri n’était autre que le procès d’une prostituée…La fin ne saurait justifier les moyens, ma sœur. » La membrane est sauve. La narratrice n’est pas complice, elle n’est pas menacée de cette épreuve d’anéantissement que décrit U.R. Ananthamurthy dans sa nouvelle Ghatashraddha, (« le rite funéraire de la cruche », dont Girish Kasarvalli (1977) a tiré un film inoubliable) (4). Dans ce rituel funéraire, la femme condamnée à l’effacement social de son vivant part en tournant le dos à la maison de l’époux ou du père. Elle laisse tomber la cruche en terre (symbole de membrane s’il en est) qu’elle porte sur la tête. Le récipient, en se brisant, cesse de la contenir et de la protéger. Commence alors pour elle une existence de hors-la-loi errante.



U.R. Anantamurthy, Amitav Ghosh, Mukul Kesavan, au Salon du Livre du Sud de Villeneuve-sur-Lot, avril 2001 (photo D. Vitalyos)


        Car tout ce qui cherche à s’exprimer hors des membranes socio-cosmiques menace l’équilibre du monde et doit être expulsé ou réduit à des proportions qui rendent possible sa perpétuation. Pas de talion (l’œil de l’un ne valant pas l’œil de l’autre), pas de solution finale : Le mal est un élément inaliénable de la création où il occupe une sorte de niche écologique sous contrôle. La nouvelle Le Témoin, de Kamala Das, offre une illustration saisissante de cette remise en place : des bandits ont commis un meurtre et s’apprêtent à liquider l’enfant qui en a été témoin (5). Le dénouement heureux ne voit pas les meurtriers arrêtés et livrés à la justice, mais persuadés de ne pas chercher à nuire à l’enfant, en échange d’une promesse de silence. Cette conception inclusive survit parallèlement à la Constitution démocratique et séculariste de l’État indien, fondée sur l’égalité des droits et la justice punitive.

        L’égalité, tous les citoyens sont loin d’en connaître les bienfaits. Pourtant, depuis les années soixante, de la masse où ils semblaient voués à se fondre dans le silence, ceux dont l’article 17 de la Constitution a aboli l’intouchabilité et qui se sont rebaptisés Dalit, « opprimés », se découvrent voix au chapitre. Les autobiographies de Madhau Konvilker, Daya Pawar, Shantabai Kamble et Baby Kamble ont même trouvé accès aux catalogues d’éditeurs français engagés (6). Le beau roman de Thoppil Mohammed Meeran  Story of a Seaside village (1998, non traduit), traitant des rapports du petit peuple des pêcheurs musulmans du Sud de l’Inde, au début du siècle, avec leurs riches oppresseurs, fait partie de la sélection (en traduction anglaise du tamoul) du prix littéraire Crossword 1999 (7). En écrivant, dans Le Coût de la vie, un texte qui prend fait et cause pour les populations mises à mal par la construction de la digue sur la Narmada, que « le héros du vingt-et-unième siècle sera petit », (à l’instar de Velutha, personnage de son roman, le « dieu des petits riens » en personne) Arundhati Roy n’exprime pas seulement un espoir, mais dit que les proportions – rapports et mesures – sont en train de changer (8). Premier auteur à mettre son talent et sa célébrité médiatique (sans précédent, elle aussi) au service de causes extérieures à son entourage social et qu’elle fait siennes, elle en offre elle-même une illustration.


        Parmi les expressions qui se fraient un chemin nouveau dans l’écriture, émerge aussi celle des homosexuels. Cette caractérisation est un phénomène relativement nouveau. La relation homosexuelle, encore rarement exclusive et définitive, n’a jamais été nommée dans les langues indiennes, nous dit Hoshang Merchant, avant les dernières décennies, au point qu’il a fallu inventer un terme pour la désigner, Yaraana, qui est aussi le titre d’un recueil de textes écrits (choisis et présentés par Hoshang Merchant, 1999) sur les relations des hommes entre eux (9). Une réflexion de Merchant dans son introduction rappelle un trait majeur de la culture indienne qui, à l’inverse de l’attitude mentale judéo-chrétienne, ne sécrète pas la culpabilité, mais la honte. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles l’individu indien, une fois débarrassé de la peur de l’opprobre, paraît singulièrement libre et riche de lui-même. Depuis les années quatre-vingt, plusieurs romans et pièces de théâtre ont abordé le thème de l’homosexualité masculine, comme Grandir, de Firdaus Kanga, qui évoque l’adolescence d’un jeune handicapé (10), et plusieurs pièces de théâtre de Mahesh Dattani. L’homosexualité féminine n’est pas en reste : est paru peu après l'anthologie Facing The Mirror : Lesbian Writing from India (présenté par Ashwini Sukthankar) (11). Le rejet — pour ne pas dire parfois la haine — de l’homme s’y exprime en termes idéologiques d’une violence qui paraîtrait caricaturale si elle ne disait, en négatif, les souffrances d’où elle est née. On est très loin de l’humour et de la maîtrise de la nouvelle La Couette, d’Ismat Chugtai (écrite en ourdou, non traduite en français) qui fit scandale en 1942 et valut un procès pour obscénité (mais un non-lieu) à son auteur (12). Près de cinquante ans plus tard, la sortie du film Fire, de Deepa Mehta, qui a pour thème la rencontre de deux femmes tirant l’une de l’autre l’affection et la satisfaction physique que leurs époux leur dénient, a provoqué la violente censure d’une partie du public (1998).

        Les femmes qui écrivent aujourd’hui ne sont plus les recluses sensibles trouvant un dérivatif au confinement dans leur imagination et l’expression de leur talent littéraire, (souvent doublé d’une bonne connaissance de la littérature anglaise,) que le personnage de Charulata, dans la nouvelle de Tagore (The Broken Nest) (13) et le film qu’en a tiré Satyajit Ray (Charulata), illustre si bien. La dernière décennie du siècle a vu surgir une floraison de livres plus ou moins autobiographiques, écrits par des femmes dynamiques exprimant leur révolte contre le sort que la pratique persistante du mariage arrangé réserve aux jeunes filles (soumission au mari et à sa famille, marchandage de la dot). La narratrice est le personnage central de leur texte, quitte sa famille pour suivre son chemin, connaît des expériences amoureuses que la tradition aurait réprouvées, voyage… Un voyage qui tourne fréquemment au ratage et se termine par un revirement en faveur des valeurs d’abord contestées. Intéressants sur le plan de l’histoire sociale, ces textes sont de valeur littéraire très inégale, et peu passent le cap des années qui les ont vus naître. Difficult Daughters, de Manju Kapur (1998), se détache nettement de ces brouillons adolescents, souvent complaisants, par sa maturité et sa cohérence (14). Le roman (non traduit) évoque la souffrance d’une jeune fille qui accepte l’ostracisme pour suivre l’homme marié qu’elle aime et qui lui promet, sans jamais tenir parole, de l’épouser.


Trois autrices: Anita Nair, Anuschka Ravishankar, Sudha Murthy au festival littéraire de Jaïpur, janvier 2008 (photo D. Vitalyos)



        Seuls les écrivains qui écrivent en anglais accèdent peu à peu à la visibilité planétaire. Un certain nombre d’entre eux, nourris par la complexité de l’environnement des métropoles qui est le leur, illustrent brillamment les changements profonds qui se profilent à l’horizon de leur époque. Leurs héros ne rendent plus de comptes à l’indianité. Le système social traditionnel dominant n’a pas statut de surmoi dans leurs récits, même s’il y est encore source de souffrance et d’oppression. Ils ne s’expriment qu’exceptionnellement par la violence, le désespoir ou la polémique. La transgression est assumée sans provocation. La dérision, l’ironie mordante, connotent parfois un sentiment exténuant d’impuissance. En déportant l’accent sur l’authenticité du vécu personnel de leurs personnages, auxquels ils prêtent toute la force de leurs propres sentiments, ils se démarquent de leurs prédécesseurs par la nature de leur réflexion. À travers la relation des difficultés et des drames qui émaillent l’existence de leurs personnages, une large majorité d’entre eux maintient le cap sur une société possible, un espace où déployer leur liberté individuelle ne s’inverserait pas en nihilisme. Soucieux de participer du monde, de l’espace-temps universel, ils s’associent à leurs livres, se considèrent et souhaitent être lus comme des écrivains sans étiquette géoculturelle. L’Inde, moulue dans le livre et dans leur identité comme farine en gâteau, ne les contient plus. Certains vont jusqu’à tracer eux-mêmes les lignes de leur propre éthique. Avec Arundathi Roy, qui a décidé très tôt de quitter la maison parentale pour vivre indépendante, on assiste à la première manifestation littéraire de l’individu féminin délivré. Le Dieu des petits riens n’est d’ailleurs en rien un livre « de femme ». Et quand elle parle d’une mère et de ses enfants, c’est sans la moindre trace de ce maternalisme qui semble souvent submerger l’Inde comme un sirop de sucre sous lequel on (femme incluse dans ce « on ») escamoterait la femme. Quant au langage des enfants, quelqu’une, mis à part Elsa Morante dans un tout autre style, l’a-t-elle jamais si bien parlé ?

        Le regard historique, lui aussi, s’est débarrassé de cataractes troublantes. Le culte de l’âge d’or et de l’antique cède la place à une historicité sans concession. Les grands textes de référence y perdent quelques siècles, voire quelques millénaires, d’ancienneté. Les grands noms, les grands hommes, les grands jalons, l’admiration fervente et le suivisme s’écartent pour laisser entrevoir, dans les intervalles, comment les anonymes ont subi et vécu des phénomènes beaucoup plus complexes et nuancés qu’il n’y paraissait jusqu’alors. C’est avec ce regard neuf que Mukul Kesavan retourne en 1942 et déroule le film des années qui ont mené à la catastrophe de la Partition dans Retour sur image (15). Sous son regard d’historien et de conteur, Gandhi, Nehru, Jinnah reprennent proportions humaines, faillibles. Le regard de Pankaj Mishra, quant à lui, agrandit l’espace intérieur. L’originalité et la modernité de ses textes (Butter Chicken in Ludhiana, un voyage à travers les petites villes de province (non traduit), et Une Terrasse sur le Gange, résident dans son aptitude fascinante à poser sur le monde un regard émanant de plusieurs perspectives, celle de l’Indien et celle de l’étranger devant l’Inde (16). (image: Mukul Kesavan au Salon du Livre du Sud de Villeneuve-sur Lot, avril 2001, photo D. Vitalyos)

    Une Inde où, n’en déplaise à Salman Rushdie, les écrivains anglophones ne sont pas les seuls à écrire des textes importants du point de vue littéraire, avec talent, et sur des thèmes d’un intérêt actuel évident. Il aurait été impossible d’écrire cet article sans évoquer certains auteurs écrivant dans leur langue maternelle. Souvent mal traduits en anglais et presque toujours non traduits en français, ils nous sont simplement inconnus. Or, l’abus de pouvoir du connu sur l’inconnu agit toujours de la même façon, en créant autour de celui-ci un a priori de non-importance. Il est vrai qu’en l’absence de consensus autour d’une langue indienne qui unirait la nation, l’anglais reste le véhicule national (des traductions, notamment) et international de l’écrit, mais il reste que la littérature indienne s’écrit dans une multitude de langues (dont quatorze ont un statut officiel), et qu’elle est d’une richesse dont nous sommes loin d’avoir idée. On y trouve de purs chefs d’œuvre, telle la nouvelle de Paul Zacharia, La Brique et le maçon (écrite en malayalam après la « réussite » des essais nucléaires de Pokhran), qui pose le problème de la responsabilité de l’individu dans la violence, depuis le crime délinquant jusqu’à la production et l’utilisation des armes nucléaires, alors même que cette violence-là semble lui échapper totalement (17). Il faut espérer que, familiarisés avec le contexte indien par les écrivains anglophones qu’ils publient en traduction, les éditeurs français oseront bientôt faire connaître les livres de Muhammad Basheer, Paul Zacharia (malayalam), Kiran Nagarkar (marathi), U.R. Ananthamurthy (3), Sivaram Karanth (kannada), Qurattulain Hyder, Naiyer Masud (ourdou), Gopinath Mohanty (oriya), Nirmal Verma (hindi) pour n’en citer que quelques-uns, bien injustement faute de place. De la multiplicité des cultures, des points de vue et des styles qui font l’identité et la richesse de l’Inde, on ne comprendra le génie et l’importance planétaire qu’à ce prix.



                        La forêt dans le dieu (montage photo/copyright D. Vitalyos)


encadré


Confusions d’arrière-garde

Divisions et hiérarchie se taisent enfin pour se fondre dans le crépuscule rouge de la ville.
Le groupe a éclaté. L’anneau affectif se resserre et s’affirme. Le narrateur est seul. Seul face à l’enfant de sa sœur morte. Il lui raconte des histoires qui, articulées en réseau dans le texte, n’en forment qu’une, celle de sa naissance et de son adoption. Le jour, cependant, hors du livre, le groupe  et sa cohorte de coercitions veillent : la critique littéraire indienne a vilipendé un texte d’une rare beauté, usant d’a priori dévastateurs (que le livre se soit vendu à bon prix à l’étranger semble dispenser la majorité des journalistes de critiquer honnêtement le texte), se délectant à le taxer de pornographie («and now,  it’s indi porn », fustige un titre). On nage en plein obscurantisme. Suggérer une parenté de nature entre Le Couvre-lit bleu de Raj Kamal Jha  (18) et la morne lubricité d’un nombre confortable d’hommes à la sexualité dégradée, amateurs de films X (et dont personne ne parle jamais), relève de la pure calomnie. Jamais le thème si délicat de l’inceste n’a été traité avec autant de finesse, de cœur et de discrétion langagière, aux antipodes de la provocation, du titillant et du vulgaire qui caractérisent l’offre pornographique. En traitant Arundhati Roy et Raj Kamal Jha de pornographes, en poursuivant Arundathi Roy en justice pour ce motif, c’est l’individu, débarrassé des terreurs de l’ostracisme, que l’on attaque. Il fait peur à une société qui, encore loin d’abandonner refuges, carcans et privilèges pour se dessiller le regard et voir de quelles qualités il est pourvu,  préfère l’assimiler aux tristes et envahissantes marchandises de la modernité importée.

(1) Roy, Arundathi, Le Dieu des petits riens, Gallimard, 1998, tr. de l'anglais par Claude Demanuelli.
(2) Lalitambika Antarjanam, Stories and Memoir (Cast Me Out If You Will), Stree, Calcutta, 1998.
(3) Anantamurthy, U.R., in Stallion of the Sun and Other Stories, Penguin India, New Delhi, 1999; Samskara, l'Harmattan, 1985, tr. relais
de l'anglais par Cécile Padoux; tr. du kannada en anglais par A.K. Ramanujan.
(5) Das, Kamala, Le Témoin, Intimes Étrangères, 1999, Syros Jeunesse, 2002, tr. du malayalam par Dominique Vitalyos.
(6) Konvilker, Madhau, Le Journal d'un intouchable (1969-1977), l'Harmattan, 1985; Pawar, Daya, Ma Vie d'intouchable, La Découverte, 1990; Kamble, Baby & Shantabai : Parole de femme intouchable, Côté-femmes, 1991; présentés et traduits du marathi par Guy Poitevin (pour les trois ouvrages).
(7) Meeran, Thopppil Mohammed, The Story of a Seaside Village, Disha Books, New Delhi, 1998.
(8) Roy, Arundathi, Le Coût de la vie, Gallimard, 1999, tr. de l'anglais par Claude Demanuelli.
(9) Merchant, Hoshang (ed.), Yaraana, Gay Writing from India, Penguin India, New Delhi, 1999.
(10) Kanga, Firdaus, Grandir, Philippe Picquer, 1993, tr. de l'anglais par Jean-François Gallaud.
(11) Sukthankar, Ashwini (éd.), Facing the Mirror : Lesbian Writing from India, Penguin India, 1999.
(12) Chugtai, Ismat, The Quilt and Other Stories, Kali for Women, New Delhi, 1996.
(13) Tagore, Rabindranath, Charulata, Zulma, 2009, tr. du bengali par France Battacharya.
(14) Kapur, Manju, Difficult Daughters, Penguin India, New Delhi, 1998.
(15) Kesavan, Mukul, Retour sur image, Philippe Picquer, 1999, tr. de l'anglais par Dominique Vitalyos
(16) Mishra, Pankaj, Butter Chicken in Ludhiana, Penguin India, New Delhi, 1995; Une Terrasse sur le Gange, Calmann-Lévy, 2003, tr. De l'anglais par Jean Demanuelli.
(17) Zacharia, Paul, in The Reflections of a Hen in Her Last Hour and Other Stories, Penguin India, New Delhi, 1999.
(18) Jha, Raj Kamal, Le Couvre-Lit bleu, Gallimard, 2001, tr. de l'anglais par Céline Zins.



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Merci à Olivier Dion/Livres-Hebdo pour le portrait de l'avatar


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